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Comment bien manager en fonction des styles d’attachement ?

Réflexions

Comment bien manager en fonction des styles d’attachement ?

Prendre conscience de votre style d’attachement et de celui de votre interlocuteur va vous aider à travailler efficacement.

Le style d’attachement dépend de l’anxiété d’abandon et de l’évitement de l’intimité.

Sur cette combinaison des deux états affectifs, 4 styles ont été détachés :

le style d’attachement sécurisant, le style ambivalent, le style évitant et le style désorganisé.

Les personnes qui présentent un style d’attachement sécurisant ont un plus faible niveau d’anxiété d’abandon et d’évitement de l’intimité.

Elles ont donc généralement une bonne estime d’elle-même et elles entretiennent des attentes positives envers autrui.

Ces personnes font preuve d’assurance dans leur façon d’aborder la vie et elles sont confortables dans les situations qui impliquent l’interdépendance comme le travail en équipe.

Ayant à la fois confiance en elles-mêmes et en autrui, les personnes qui présentent un style d’attachement sécurisant ont tendance à développer des relations saines et équilibrées avec leur entourage.

Elles n’hésitent pas à demander de l’aide et à en offrir à leur tour pas plus qu’elles ne craignent d’être jugées ou rejetées.

Plusieurs conséquences positives sont associées à ce style d’attachement dont la flexibilité, l’ouverture d’esprit, la maîtrise de soi, l’altruisme et la résilience.

Sans étonnement, les personnes qui présentent un style d’attachement sécurisant réussissent souvent mieux dans leur travail que les autres.

Elles ont plus de facilité à travailler en équipe, sont plus habiles à gérer les conflits de façon constructive, adoptent généralement un style de leadership démocratique, se montrent ouvertes aux changements et loyales envers leur employeur pour ne nommer que ces exemples. Environ 60% des individus présentent un style d’attachement sécurisant.

En contrepartie, environ 40% de la population a plutôt appris durant son enfance à adopter des conduites défensives pour se protéger de l’anxiété que leur causent les relations interpersonnelles.

Ces individus peuvent se regrouper selon trois styles d’attachement non sécurisants :

le style ambivalent, le style évitant et le style désorganisé.

Les recherches sur l’attachement montrent que ces styles sont généralement le résultat de « patterns » comportementaux établis durant la petite enfance.

Ces personnes ont pu se sentir rejetées par la personne qui est en charge d’eux ou avoir été contraintes de composer avec un manque de cohérence dans la façon dont cette personne a pris soin d’eux.

Cette dernière ayant alterné entre des conduites empathiques et des conduites n’étant pas adaptées aux besoins de leur enfant.

Les individus qui présentent un style d’attachement ambivalent présentent un niveau élevé d’anxiété d’abandon qui se traduit par une suractivation de leur système d’attachement.

Ils ont une piètre estime d’eux-mêmes et ont le sentiment que les autres savent ce qui est bon pour eux et qu’ils sont en mesure de les protéger.

Ils font donc généralement confiance aux autres.

Les individus qui ont un style ambivalent s’inquiètent d’être rejetés.

Ils sont hyper sensibles aux signes de désapprobation et d’exclusion.

Pour arriver à préserver leurs relations interpersonnelles, ils vont chercher à plaire aux autres et à se conformer à leurs attentes ce qui les place dans une position de dépendance.

Malgré leurs efforts, ils ont l’impression que leurs sentiments ne sont pas partagés et ils sont rarement satisfaits de la qualité de leurs relations.

Ils reprochent aux autres de ne pas suffisamment s’engager dans la relation.

Pour éviter le rejet et satisfaire leurs besoins d’affiliation, ils pourront se montrer manipulateurs.

Ce style d’attachement se développe généralement en réaction à un manque de cohérence dans la disponibilité de la figure d’attachement durant l’enfance.

La personne en charge de l’enfant alternait entre des conduites empathiques adaptées aux besoins de l’enfant et un manque de sensibilité.

En milieu de travail, les individus dont le style d’attachement est ambivalent manquent souvent de confiance en eux, ont tendance à trop se dévouer pour leurs collègues et prennent peu d’initiatives.

Certains d’entre eux pourront parfois rechercher un poste de cadre dans l’espoir d’obtenir plus d’attention et de se prémunir contre le rejet.

Ils auront toutefois tendance à encourager la dépendance de leurs subordonnés en adoptant un style autocratique.

Au fond d’eux-mêmes, ils ont souvent honte de leur performance.

Les individus dont le style d’attachement est évitant présentent quant à eux un faible niveau d’anxiété d’abandon et un haut niveau d’évitement de l’intimité.

Ayant vécu le rejet ou l’indifférence dans leur enfance, ils ont appris à ne pas compter sur les autres et à se débrouiller seuls.

Ces réactions témoignent d’une désactivation de leur système d’attachement.

Pour se protéger et réduire leur vulnérabilité, ils se sont construit une bonne estime d’eux-mêmes tout en développant des attentes négatives par rapport aux autres.

Afin de réduire leur sentiment de vulnérabilité face à autrui, les individus dont le style attachement est évitant affichent une attitude de détachement en cherchant à préserver leur indépendance et à satisfaire leur besoin de pouvoir.

Ils ne supportent pas de dépendre des autres.

En contexte de travail, ils ont tendance à se montrer individualistes et acharnés dans la réalisation de leurs tâches.

Comme ils ne font pas confiance aux autres et doutent leurs capacités, ils préfèrent souvent travailler seuls.

Ils peuvent rechercher un poste de cadre en raison l’indépendance et du pouvoir qu’un tel poste peut leur procurer.

Enfin, les personnes dans le style attachement est désorganisé sont dépendantes des autres pour valider leur sentiment de valeur personnelle tout en étant méfiantes et en craignant le rejet.

Elles ont un grand besoin de sécurité.

Entretenant une faible estime d’elles-mêmes et des attentes négatives envers les autres, elles ne savent pas sur quel pied danser et font preuve de beaucoup d’incohérence dans leurs relations.

Elles alternent entre des stratégies d’hyperactivation et de désactivation de leur système d’attachement.

À un certain moment, elles peuvent se montrer surprotectrices alors qu’à d’autres moments, elles se montrent contrôlantes et méprisantes.

Ce style d’attachement se développe souvent la suite de négligences ou de mauvais traitements subis dans l’enfance.

Les manifestations de ce style d’attachement en contexte de travail sont peu documentées. On peut toutefois s’attendre à ce que les individus ayant ce style d’attachement adoptent des comportements toxiques auprès de leurs collègues, des comportements passifs-agressifs et la difficulté à maintenir une performance adéquate, fuient les situations où ils risquent d’échouer et soient enclins à développer des maladies associées au stress.

Bien que le style d’attachement développé dans l’enfance soit assez résistant, il n’est pas statique. Il peut se modifier selon les expériences de vie.

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